Rencontre. Thomas Voeckler savoure sa première sélection... Lors des championnats du monde, dimanche, en Autriche, le coureur de Bouygues Telecom espère profiter de son sens de la course.(source : ouest france du 21-09-2006)
SALZBOURG (de notre envoyé spécial). Il aura donc dû attendre sa sixième année chez les pros pour connaître les joies d'une sélection. Cet honneur, Thomas Voeckler avait l'habitude de le ressentir dans les catégories jeunes. « Je suis franchement content d'être retenu », reconnaît l'un des cadres de Bouygues Telecom. « J'avais discuté au mois d'août avec Frédéric Moncassin pour l'assurer de ma motivation. Mais au Mondial, il n'y a pas toujours de la place pour tout le monde. » Fidèle à ses propos tenus à l'issue d'un Tour mitigé en raison de la bronchite contractée en troisième semaine, Voeckler s'est préparé depuis le mois d'août en vue d'une fin de saison où son enthousiasme devrait être utile. Aux Bleus comme à la formation vendéenne, puisque la saison s'achèvera au Tour de Lombardie, le 14 octobre. « Je me sens bien et je sais que le Mondial sera difficile à gérer, il y a près de 270 bornes, détaille le vice-champion de France, à Chantonnay. Nous n'avons pas une équipe pour peser sur la course, maintenant, les coureurs, on les connaît. Ce sont les mêmes que durant la saison. Il n'y a pas à avoir peur. »
Pas de complexe à nourrir, même si l'équipe de France ne dispose pas de pointure. « Nous n'avons pas un Bettini ou un Boonen dans l'équipe. Aucun des sélectionnés tricolores n'a la classe d'un grand leader. Donc, je ne pense pas qu'il faudra se sacrifier pour l'un de nous. Mais en revanche, le collectif aura tout un intérêt à privilégier l'esprit d'équipe. Je n'ai pas d'espérance particulière sur mon rôle. Si ce n'est pouvoir peser dans la dernière heure. » Là où tout se joue dans les grands championnats.
Mardi, Thomas Voeckler a roulé cinq heures en Vendée, en compagnie de Jimmy Engoulvent. Un dernier entraînement axé sur la résistance. Histoire de se rassurer. « Je me sens en bonne condition, je suis impatient de découvrir le Mondial avec l'envie de saisir les opportunités qui se présenteront. » Question de tempérament.