Vélo-Club : Thomas, racontez-nous votre course, quel était votre objectif sur ce Tour de Lombardie ?
Thomas Voeckler : Pour moi c'était un peu selon les sensations, j'ai rapidement vu que je n'avais pas la grosse forme. J'ai essayé de m'accrocher le plus possible, mais comme une bonne partie des coureurs dans le dernier col à 50 km de l'arrivée, je n'avais pas les ressources pour suivre alors j'ai fini tranquille avec les cyclotouristes qui étaient venu voir la course.
V.C : Encore une belle saison pour vous cette année.
T.V : Oui moi je trouve que j'ai fait une belle saison, je n'ai pas fait un beau Tour de France mais la saison est réussie néanmoins. Cette année je suis content de ma saison, je parts en vacances l'esprit serein.
V.C : Vous êtes en vacances ce soir ?
T.V : Non j'ai encore le Chrono des Herbiers demain, puisque c'est à 40 kilomètres de la maison. Mais c'est sans grandes ambitions et plus pour faire plaisir au public vendéen, à l'organisateur et aux sponsors. La Vendée nous aide beaucoup, surtout avec Vendée U qui est notre équipe réserve. Je serais donc là-bas plus pour passer un bon moment que pour faire un résultat.
V.C : Serez-vous présent sur la cyclosportive la Belle Martinique en novembre ?
T.V : Non je ne pense pas que j'y serai, je l'ai faite l'année dernière mais je ne pense pas être au départ cette année.
V.C : Vous êtes toujours très sollicité, vous avez gardé la popularité que vous aviez quand vous étiez maillot jaune du Tour de France.
T.V : Oui c'est sûr que le public ne m'a pas oublié, j'ai toujours énormément de supporters, de demandes d'autographes. C'est vraiment sympa de se sentir soutenu.
V.C : Ne pensez-vous pas être le digne successeur de Richard Virenque, aussi bien en ce qui concerne la popularité que dans sa façon de courir ?
T.V : C'était surtout à la suite du Tour de France 2004 que les gens me parlaient de ça, mais moi j'ai toujours eu la tête sur les épaules, je sais très bien que des carrières comme celle de Richard Virenque, ce n'est pas donné à tout le monde de les réaliser. Après moi j'essaie simplement de faire mon bonhomme de chemin, de faire des saisons bien pleines en ayant des résultats. Ensuite si cela plait aux gens et qu'ils me soutiennent, c'est tant mieux, c'est sûr.
V.C : Après une victoire sur le Tour du Pays Basque cette année, une sur le Tour de France en 2007 ?
T.V : J'aimerais bien c'est sûr, Pierrick Fédrigo a gagné une étape cette année, d'autres coureurs français ont gagné des étapes, alors on se dit toujours pourquoi pas moi. Sur les 200 coureurs au départ, il y en a une trentaine qui sont là pour le classement général, les autres sont là pour les étapes, cela fait donc beaucoup de monde pour peu d'élus.
V.C : Vous êtes régulier, vous gagnez des courses tous les ans, n'est-ce pas le plus difficile pour un professionnel ?
T.V : Oui c'est certain, tous les coureurs recherchent la victoire. Il y a des coureurs qui en gagnent beaucoup, ce qui fait qu'il n'en reste pas beaucoup pour les autres. Un scoreur comme Tom Boonen en a presque 20, moi j'en ai gagné 4 cette année et cela me satisfait. J'en aurais gagné 4 au mois de mai, j'aurais essayé d'en gagner d'autres ensuite, or il se trouve que la 4ème est arrivée au mois d'octobre. On en veut toujours plus c'est sûr, mais il faut savoir apprécier ce que l'on a déjà




